Aujourd’hui, son entreprise mène de front pas moins de 6activités.

Quel a été votre parcours ?

C. H. – A 7 ans, je savais déjà lire, écrire et calculer. J'ai alors reçu mon premier ordinateur et fait de la programmation informatique. Puis, j'ai fait des études scientifiques et informatiques, tout en travaillant comme vendeur, en tant qu'étudiant, pour des géants de l’informatique. Je m'intéressais aussi au monde du spectacle et aux jeux vidéo. Après cela, je me suis lancé dans l’informatique, le jeu vidéo, l’événementiel, etc., en Belgique et à l’étranger, surtout comme free-lance.

Comment avez-vous lancé votre entreprise ?

C. H. – Mon projet était - et j’y suis parvenu - de créer une société pluridisciplinaire avec 6 départements : logiciels sur mesure, événementiel, communication, réplication 3D, robots interactifs et photographie. Je n'ai trouvé aucune forme d'aide au moment du lancement. Je ne me suis pas découragé : j'ai lancé les départements les uns après les autres, en opérant les transferts de bénéfices d'une activité à l'autre. Aujourd’hui, la société fonctionne bien : 7 collaborateurs, en plus de nombreux externes ; 300.000 euros de chiffre d’affaires en 2014 ; lancement récent de notre 6e département - un centre de réplication 3D - qui connaît un essor incroyable.

En quoi consiste ce centre ?

C. H. –  C’est une activité particulièrement innovante dans ce qui touche à la numérisation et à l'impression 3D. La clientèle est variée : le particulier désirant refaire à l’identique la pièce cassée d’une chaise de jardin ; l'ingénieur qui désire prototyper une nouvelle pièce… Depuis peu, on a créé une machine capable de numériser le corps des gens en moins d'une seconde. Avec ses 80 appareils photo de 18 mégapixels, elle donne des photos globales de 1,444 milliard de pixels. Au final, la machine reproduit ainsi fidèlement en 3D le corps d’une personne.

Quels conseils donner à de futurs entrepreneurs ?

C. H. – Créer des concepts et des produits uniques à haute valeur ajoutée que les autres ne font pas. Cela vaut pour la recherche, le développement comme pour la communication. Sortir des modèles préétablis et créer ses propres manières de penser et d'agir. Ecouter les conseils des autres avec un regard critique. S’inspirer de ce qui se fait à l'étranger. Constamment se remettre en question et s’autoformer. Mais, avant tout, croire en son projet, être passionné.