Olivier Cartiaux,
Chercheur qualifié à l'UCL

 

 

Comment percevez-vous la situation de la recherche en Région de Bruxelles-Capitale ?

Olivier Cartiaux : « Dynamique et cadrée. J’ai l’impression que, comme la Région bruxelloise est petite géographiquement parlant, les différentes institutions ont ce sentiment d’appartenance à une même “famille”. Même si le cadre est très rigoureux et la concurrence sévère (ce qui est une bonne chose), la Région prend le parti d’être innovante et créative. »

 

Le soutien des institutions est important à trois niveaux : le financement, l’impact sociétal et le rayonnement international.

 

En quoi le soutien des institutions est-il important en matière de recherche ?

O. C. : « Il est important à trois niveaux : le financement, l’impact sociétal (santé, environnement…) et le rayonnement international. On a besoin d’aide pour valoriser nos résultats et le soutien financier aide à engager des doctorants, à acquérir du matériel. Un soutien est également nécessaire pour le développement de nos activités de recherche et d’entrepreneuriat, ainsi que pour notre rayonnement à l’international, afin de pouvoir créer des collaborations avec des équipes internationales et prétendre à des financements européens. »

 

Pour quel type de projet avez-vous bénéficié d’une aide Attract ?

O. C. : « Mon projet s’inscrit dans le domaine des technologies et dispositifs médicaux, et dans la nécessité croissante de valider les nouvelles technologies, afin de démontrer leur valeur ajoutée en termes de bénéfices apportés aux patients, ceci afin d’accélérer la mise sur le marché de ces nouvelles technologies. »


Comment cette aide vous a-t-elle aidé concrètement à développer votre projet ?

O. C. : « Le mandat Attract dont je bénéficie actuellement chez Innoviris m’a permis de relancer ce projet et de me stabiliser en tant que chercheur postdoctoral. Ce mandat est très complet, attractif et concurrentiel par rapport aux autres modes de financement équivalents. Il m’offre un budget de soutien logistique, ainsi qu’un budget de fonctionnement pour l’achat de petits équipements informatiques, de livres, etc. Il me permet également de pouvoir me rendre à des congrès scientifiques internationaux permettant de communiquer et diffuser les résultats de recherche au sein de la communauté scientifique. Enfin, une grande liberté est laissée au chercheur quant à la direction à donner aux travaux de recherche. Parallèlement et fort logiquement, Innoviris souhaite que le chercheur développe un projet d’enracinement en Région bruxelloise. »