La leucémie lymphoïde chronique (LLC) est la plus fréquente des affections hématologiques en Belgique. Elle touche principalement les patients âgés et est souvent détectée de manière incidente, à l’occasion d’un bilan sanguin de routine tel qu’un test de cholestérol.

 

Les symptômes les plus courants
 

  • un déficit en cellules sanguines normales
  • des ganglions gonflés
  • des sueurs nocturnes
  • un amaigrissement

Les symptômes n’apparaissent que tardivement, si bien que le traitement n’est démarré que lorsqu’il est nécessaire pour contrôler les symptômes. La seule possibilité, pour guérir complètement une LLC, consiste en une greffe de moelle osseuse, qui comporte de grands risques. Et une rechute reste toujours possible, y compris après une greffe réussie.

 

La LLC se caractérise par deux phénomènes
 

  • une division accélérée des globules blancs
  • une mort plus lente des globules, ce que l’on appelle le retard de l’apoptose (mort cellulaire programmée)

Depuis les années soixante, on utilise l’immunothérapie et la chimiothérapie classique pour traiter la LLC, avec certains avantages et certains inconvénients.

Après un traitement sous baxter de six mois en moyenne, on ne détecte plus de cellules leucémiques dans le sang. Attention : cela ne signifie pas qu’elles ont totalement disparu. Mais les techniques actuelles ne permettent pas de reconnaître la maladie si les cellules leucémiques ne représentent pas 1/10 000 des globules blancs.

 

Les effets indésirables
 

La chimiothérapie n’attaque pas uniquement les cellules malades, mais aussi les cellules saines – qui se divisent normalement. C’est ce qui engendre les effets indésirables bien connus :

  • fatigue extrême
  • nausées
  • sensibilité accrue aux infections

Aujourd’hui, d’autres traitements sont possibles grâce à de nouveaux médicaments. Ces derniers agissent directement sur les protéines responsables de l’augmentation du nombre de globules blancs. Si le patient suit scrupuleusement son traitement, ce dernier permet d’obtenir un contrôle correct et prolongé de la maladie. Mais la maladie restait toujours visiblement présente dans le sang ou la moelle osseuse.

Depuis cette année, un traitement est venu s’ajouter à l’arsenal thérapeutique grâce à de nouvelles molécules, qui ciblent avec encore plus de précision la cause de la mort cellulaire différée. Ce traitement s’avère même efficace chez les patients qui ne réagissent pas ou pratiquement pas à la chimiothérapie ou autres. Chez certains patients, il n’y a même plus de cellules malades détectables à la fin du traitement. Les années qui viennent montreront si nous pouvons totalement délaisser la chimiothérapie classique et la remplacer par de nouveaux médicaments.