Ce qui fait de la Belgique une terre propice à la R&D, ce n’est pas seulement un contexte fiscal favorable aux activités de recherche. C’est d’abord un écosystème unique au monde d’acteurs à la pointe de la technologie. Si l’on dessine autour de Bruxelles le traditionnel cercle de « deux heures de route », on y retrouve pratiquement tout ce que le monde compte comme entreprises et organisations internationales privées et publiques engagées en R&D, et ce dans la plupart des secteurs. A l’heure où tout le monde pense innovation ouverte et « clusters », c’est un atout que l’on oublie trop souvent, et que ni la Silicon Valley ni Shanghai ne peuvent revendiquer.

Attirer et brasser des talents du monde entier

Le second atout de la Belgique, que les Trump en herbe du nord et du sud oublient, c’est une capacité à attirer et à brasser des talents du monde entier. A l’heure où la diversité est source de créativité, où la guerre des talents fait rage et où la science est globalisée, pouvoir développer un environnement international attractif, où des dizaines de nationalités et cultures se retrouvent et se croisent, est un second atout trop souvent négligé. Pour un gestionnaire de R&D, pouvoir attirer et garder les talents est un enjeu stratégique !

Connecter notre R&D

Mais ces atouts ne valent rien si on ne les exploite pas. Et, les exploiter, c’est notamment mieux mettre en réseau notre R&D, la « connecter ». Connecter notre R&D, ce n’est pas seulement favoriser les collaborations entre petites et grandes entreprises, entre universités et centres de recherche privés. Connecter notre R&D, c’est aussi se rendre compte que l’innovation se trouve souvent à la frontière de nos industries, entre biotechnologie et informatique, entre énergie et sciences des matériaux, entre nutrition et monde médical. Connecter notre R&D, c’est donc créer des ponts où se rencontrent  nos secteurs industriels, nos pôles d’excellence et nos disciplines scientifiques.

Briser les frontières anachroniques

Mettre en réseau la R&D, c’est également briser les frontières anachroniques que nous avons érigées entre nos régions et sous-régions. Il est aujourd’hui souvent plus facile pour des entreprises flamandes et wallonnes de travailler avec la Thaïlande ou le Mexique que de travailler ensemble. Mais les protons, les bytes ou les gènes wallons, bruxellois et flamands sont, jusqu’à preuve du contraire, assez semblables. Et Paris, Maastricht, Lille ou Luxembourg ne sont qu’à un jet de pierre de la plupart de nos centres de recherche.

A nous de mieux valoriser nos atouts. Sans oublier que la R&D est souvent une condition nécessaire à l’innovation, mais n’est jamais une condition suffisante !

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