La SEP a des répercussions néfastes sur la qualité de vie, tant pour le patient qui doit vivre avec la maladie que pour ses proches.

En Belgique, pas moins de 11 210 personnes, soit 1 personne sur 1 000, vivent avec la SEP. Pour ce qui est du degré de prévalence, notons que la maladie apparaît principalement dans les pays du Nord. Le risque de SEP augmente au fur et à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur. Une carence en vitamine D pourrait dès lors provoquer la SEP. Le développement de la maladie est déterminé par une conjonction de facteurs génétiques et environnementaux, comme l’exposition à la lumière du soleil et le tabac.

Différences de genre

Il convient de souligner que cette affection se déclare souvent au début de l’âge adulte (entre 20 et 40 ans). Aujourd’hui, les femmes courent un risque deux à trois fois plus élevé de développer la SEP que les hommes. L’incidence accrue chez les femmes par rapport à il y a 30 ans est surtout influencée par l’augmentation du tabagisme.

En Belgique, pas moins de 11 210 personnes, soit 1 personne sur 1 000, vivent avec la SEP.

Différents stades

Il s’agit d’une maladie évolutive, ce qui veut dire que l’endommagement des nerfs s’aggrave avec le temps. Le tableau clinique dépend aussi fortement du stade de la SEP. La sclérose en plaques récurrente-rémittente (SEP-RR) est la forme la plus courante de la maladie. Elle se caractérise par des phases de poussées et de rémissions neurologiques claires. Cette forme apparaît pendant la phase précoce de la maladie (âge moyen de 30 ans) chez environ 90 % des patients. La prise de médicaments et un traitement adapté peuvent permettre de ralentir le développement de la maladie sous sa forme progressive. Chez environ 10 % des patients, on observe d’emblée une régression ou une dégradation progressive sans période de rémission intermédiaire. Il est alors question de SEP progressive, qui apparaît généralement chez les patients diagnostiqués à un âge plus avancé (45 à 50 ans). À ce jour, il n’existe pas de traitement spécifique pour la forme progressive de la SEP, seule une approche symptomatique est disponible. Pourtant, le Professeur Dr Bart Van Wijmeersch, neurologue lié au centre de revalidation et SEP à Overpelt, est plein d’espoir.

Les femmes courent un risque 2 à 3 fois plus élevé de développer la SEP que les hommes.

Nouveau médicament

Une étude récente a démontré l’efficacité d’un nouveau médicament, l’ocrélizumab, dans le traitement de la SEP. Cette avancée pourrait permettre la commercialisation, après l’approbation des autorités belges et européennes, d’un nouveau médicament pour lutter contre la SEP. Avec l’arrivée de l’ocrélizumab, les personnes souffrant de SEP récurrente-rémittente verront leurs possibilités de traitement s’élargir. La future disponibilité d’un traitement à base d’ocrélizumab est surtout prometteuse pour les patients souffrant d’une forme progressive de la SEP.