Neuf ans après la création de l’incubateur, quelle est la situation dans ce secteur ?

Serge Pampfer : « Aujourd’hui, l’incubateur compte 41 sociétés incubées, dont 60 % sont dans le biomédical et 15 % dans l’agroalimentaire et l’environnement. Après 9 ans, la démographie des sociétés accompagnées par l’incubateur a augmenté. Celui-ci est bien positionné par rapport à tous les secteurs autour des sciences du vivant, le biomédical, mais aussi d’autres secteurs émergents. Notre portefeuille de sociétés se développe en bon miroir des révolutions du secteur des sciences de la vie. »

Quelle est l’évolution du secteur des sciences du vivant ?

S. P. : « Le moteur qu’est l’innovation partagée est en train de pénétrer les secteurs de l’agroalimentaire et de l’environnement, boostés par le Plan Marshall avec une dynamique plus forte. L’incubateur est à la fois un observateur de cette évolution bénéfique pour les entrepreneurs et les consommateurs, et un acteur au service des spin-off et start-up qui se lancent dans ces domaines. L’ensemble concerne la santé de tous. »

Les investisseurs sont toujours à la recherche de nouveaux projets et ils ont besoin d’une diversité de propositions d’investissement 

Cette diversification est-elle un avantage pour les investisseurs ?

S. P. : « Oui, car les investisseurs sont toujours à la recherche de nouveaux projets et ils ont besoin d’une diversité de propositions d’investissement. Dans le crowfunding, le financement partagé, ou dans les réseaux de Business Angels, ils recherchent de bons projets, mais ne sont pas toujours en mesure de se lancer dans le biomédical. Pour offrir une plus grande diversité de projets, et donc de propositions d’investissement dont certaines leur conviendront peut-être mieux, il est important d’avoir cette diversification pour la bonne santé économique et financière de l’industrie wallonne. »

Quels sont vos outils et moyens ?

S. P. : « Parmi nos outils, nous avons une réserve de 40 managers expérimentés au profit de sociétés accompagnées dont 10 ont été mandatés en 2015. Depuis janvier, 685 000 euros de fonds propres ont été injectés dans 7 nouveaux dossiers d’incubation. Depuis le début de l’année, 4 nouvelles sociétés ont été créées. Deux autres devraient encore l’être d’ici la fin de l’année. »

Quels sont les objectifs ?

S. P. : « Nous allons de plus en plus vers l’incubation 4.0 pour former une communauté davantage axée sur le relationnel et l’opérationnel plutôt que sur des locaux pour les sociétés. Très proches des tendances innovantes américaines, nous sommes pionniers dans la recherche permanente de la façon la plus innovante d’incuber les sociétés wallonnes. »