Ces développements devront se faire sans entrer en compétition avec le métier de base de l’agriculture, en utilisant des matières qui n’entrent pas dans la chaîne alimentaire ou des produits recyclés. La bio-économie se situe donc dans une dynamique circulaire visant à maximiser les ressources à notre disposition sur terre.

Un des axes technologiques fort du développement de la bio-économie est le secteur des biotechnologies. En effet, l’utilisation des biomasses pour une chimie demande une meilleure compréhension et maîtrise des ressources naturelles des organismes vivants.

 

Dynamique wallonne
 

L’initiative Coq vert (Awex, essenscia Wallonie, Valbiom) et l’implication du pôle de compétitivité GreenWin travaillent depuis 2012 à la structuration de la politique régionale en concertation avec l’administration. Pour assurer un lien avec le monde de la recherche académique depuis 2014, le Pôle de compétitivité GreenWin organise les journées internationales « Chimie verte et Biotechnologie blanche » supportées activement par l’ensemble des universités francophones. La 4ème édition de ces conférences internationales aura lieu en 2018, les 23 et 24 mai. Plus d'info: ici.

 

Naissance de la biologie de synthèse
 

Si l’ingénierie génétique est née à la fin du siècle dernier, son coût de mise en œuvre et ses limitations techniques ont longtemps restreint son champ d’application à la production de molécules à très haute valeur ajoutée dans le domaine biomédical. Le produit emblématique de cette approche reste la production de l’insuline humaine par fermentation microbienne. Au cours des dernières années, les technologies d’ingénierie de génétique ont connu des développements importants qui en diminuent les coûts, mais aussi en augmentent la flexibilité et la robustesse.

L’évolution des biotechnologies est illustrée par la biologie de synthèse qui permet, par exemple, de travailler au niveau de génomes entiers. Cette révolution technologique a permis d’analyser les molécules fondamentales d’ARN et des protéines, à grande échelle, mais aussi les métabolites produits, par exemple, lors des fermentations.

Enfin, le développement de technologies efficaces (et concurrentielles par rapport aux technologies basées sur les ressources fossiles) peut également faire l’objet d’un business model.