Benoît Hargot
Ingénieur 3B Structure

Cet accompagnement lui a permis de passer de l’idée à l’entreprise.

« Avant de commencer mes études, j’ai eu l’occasion pendant une année de me rendre aux Philippines pour un projet de coopération, commence Benoît Hargot. Dans le village où je me trouvais, les gens travaillaient beaucoup le bambou, principalement pour la fabrication de mobilier. Durant ma formation d’ingénieur à l’ECAM, notre professeur spécialisé en bois nous a donné un cours sur le bois lamellé-collé. Pourquoi dès lors ne pas utiliser des technologies équivalentes à partir du bambou pour des projets de construction ? » Cette réflexion débouche sur un travail de fin d’études portant sur des structures en bambou lamellé-collé.

De l’idée au projet

Il trouve des possibilités de financement chez InduTec pour le programme Spin-off of Brussels (aujourd’hui Launch). Celui-ci permet à des porteurs de projet de pouvoir bénéficier d’une aide pour développer leur concept en vue de la création d’une société à Bruxelles. « Le subside prenait en charge le salaire et les frais de fonctionnement pour que je puisse me consacrer entièrement au projet. » Il commence à travailler sur ce projet en janvier 2008. Le programme Spin-off in Brussels, proposé par Innoviris, est un programme d’aide aux porteurs de projet délivrant un subside pour deux ans qui devait passer par une haute école. « Renouvelé pour un an et demi, cela m’a permis de faire le point sur le projet, de procéder à des essais plus approfondis et de déboucher sur une technologie d’assemblage qui a été brevetée. »

Du projet à la création d’entreprises

Benoît Hargot crée une première société, 3B Structure sprl, en 2010. Elle a pour objectif de développer l’activité bambou étudiée auparavant. « Mais c’était difficile de faire intégrer le matériau sur le marché traditionnel belge et européen. » En parallèle, avec deux associés et Ney & Partners SA, j’ai alors créé le Bureau d’Études Bois – Ney & Partners/WOW (Wood et Wallonia) sprl à Namur en 2013 pour développer l’expertise bois. « On s’est rendu compte qu’il y avait un manque d’ingénieurs spécialisés dans de domaine. Nous voulions nous inspirer des bureaux d’études français, allemands et autrichiens. Je reste convaincu de l’intérêt de la technologie. Actuellement, je travaille sur le développement d’un projet qui devrait voir le jour en Asie en 2016. »